Le compostage

Mode d’emploi :

Broyez ou coupez finement les végétaux que vous y apportez.
Superposez les couches sèches (broyat de branches, paille,...) et les couches plus riches en
eau (gazon, fruits,…).

Faites sécher les tontes de gazon deux jours avant de les introduire dans le compost.

Remuez régulièrement, surtout en début de processus, de façon à ce que la décomposition soit homogène et que le coeur du tas ne manque d’oxygène. Par la suite, un brassage tous les
mois suffira.

Ne faites pas de tas de plus d’1 m 50 pour ne pas tasser le fond.

Variez les apports : plus les matières à composter seront variées, plus le compost sera équilibré.

Ce que je mets dans mon compost... Ce que je ne mets pas dans mon compost...,

Votre compost sera prêt après 6 à 12 mois !


Je mets dans mon compost

Je ne mets pas dans mon compost

Le compostage est une manière intelligente d’associer recyclage des déchets organiques et fabrication d’un engrais naturel pour le jardin.

En entassant vos déchets ménagers et vos déchets verts dans le composteur ou en tas dans le jardin, vous faites des économies.

• Vous diminuez la quantité de déchets traités à la déchetterie.

• Vous économisez sur l’achat d’engrais pour vos plantes.

Le compost doit être humide (comme une éponge pressée) mais sans excès. Trop d’humidité empêche l’aération, ce qui a pour conséquence de freiner le processus de compostage et de dégager des odeurs désagréables. Pas assez d’humidité : les déchets deviennent secs, les micro-organismes meurent et le processus s’arrête.
Il est facile d’arroser quand le compost est trop sec. L’assécher quand il est trop humide est un peu plus difficile. Dans ce cas, on pourra l’étaler quelques heures au soleil ou le mélanger avec du compost sec ou de la terre sèche.

Fruits, légumes, céréales, marc de café, sachets de thé, pain cassé en morceaux, restes de
repas, oeufs (coquilles bien concassées), déchets carnés (très peu)

Cheveux, mouchoirs en papier, essuie tout, filtres à café, cendres refroidies

Mauvaises herbes non montées en graine, paille, foin, sciures de bois (pas trop), fleurs fanées, feuilles mortes, fumier, branches broyées, tontes (en petites quantités)

Les matières non organiques (plastiques, métaux, verres), papiers journaux, os, coquilles d’oeufs non concassées.

Les déchets pollués ou toxiques (bois ou végétaux traités, déjections animales
après vermifugation)

Mauvaises herbes en graine, produits de taille des plantes malades



Les techniques de compostage :

Les +

Les -

Le compostage en tas

Les + : espace illimité, facile à manipuler. Les - : esthétisme, encombrement, pas de protection contre la sécheresse et les intempéries.

Le compostage en bac
(en bois ou plastique)

Les + : pratique dans les petits jardins, compostage plus rapide, facile à trouver et à installer. Les - : manipulation malaisée, espace limité.

Le compostage en silo
(en bois ou parpaing)

Les + : espace important, facile à manipuler. Les - : demande un peu de bricolage.

Le lombricompostage
(utilisation de vers de terre)

Les + : rapide, peut également s’utiliser à l’intérieur des maisons. Les - : coût plus élevé, doit être abrité et non exposé à des températures extrêmes, doit être régulièrement alimenté.



La fertilisation

Une fertilisation raisonnable doit prendre en compte :
• le type de sol sur lequel vous jardinez,
• la plante que vous voulez nourrir
(chaque plante a des besoins bien spécifiques),
• la période de l’année.

Les principaux éléments nutritifs du sol sont l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). Mais les plantes ont besoin de bien d’autres éléments comme le magnésium, le soufre, le calcium,… Il est, dès lors, indispensable de se renseigner sur les exigences des végétaux que vous achetez. Avec un ou deux épandages de compost par an, on apporte ce dont la plante a besoin. Encore faut il qu’elle soit adaptée à son environnement !

Les amendements

Les amendements sont l’ensemble des substances capables d’améliorer les qualités
physiques et chimiques du sol.
D’une manière générale, apportez régulièrement de la matière organique au sol,
soit par l’épandage de composts (au printemps ou en automne, que vous prendrez
soin d’incorporer au sol), un engrais vert ou des paillis capables de se décomposer.
Si le sol est trop acide, vous pouvez ajouter des amendements riches en calcium :
par exemple de la dolomite ou des coquilles d’huîtres broyées.
Seau contenant des fertilisants azotés

Les fumiers

Les fumiers font partie des amendements les plus riches en éléments fertilisants.
Il faut veiller à ce qu’ils ne contiennent pas de résidus d’antibiotiques ou autres.
Si la structure est grossière et irrégulière, il est préférable de le mettre au compostage.
Plus fine et homogène, elle s’incorporera mieux au sol. Chaque type de fumier possède ses caractéristiques propres : le fumier de vache est équilibré mais parfois un peu mou, le fumier de mouton est riche en potassium et sec, le fumier de cheval est légèrement plus riche en azote et phosphore que celui de vache.

Les engrais verts

Ce sont des plantes installées dans la parcelle sur une période située entre la récolte d’une culture et le semis ou la plantation de la suivante. L’enfouissement des engrais organiques (avant l’hiver dans les sols argileux ou après dans les sols légers) a de multiples avantages : une amélioration de la qualité du sol, une stimulation de la vie du sol, notamment par l’augmentation du nombre de vers de terre, et une restitution au sol des éléments minéraux accumulés par les plantes.