Insectes et parasites

ACARIENS

Ce sont des animaux microscopiques proches des araignées. Plusieurs espèce se montrent très nuisibles pour les jardins. Par temps chaud et sec, ils pullulent rapidement, affectant gravement les nombreuses plantes qu’ils envahissent. Certains insecticides n’ont aucune action sur les acariens, pouvant même favoriser leur multiplication en détruisant leurs prédateurs.

Erinose de la vigne

Cette affection est provoquée par un acarien invisible à l’œil nu, vivant à la face intérieure des feuilles. Par piqûres, il provoque, à la face supérieure, la formation de boursouflures tapissées d’un feutrage blanc ou brunâtre à la face inférieure. Cet acarien hiverne dans les bourgeons

· Lutte. Seul un traitement d'hiver, à titre préventif, est efficace : appliquer fin février, ou début mars un produit à base d’huile d’anthracène.

Araignées rouges des arbres fruitiers

Les adultes se présentent sous l'aspect de minuscules araignées rouge vif, à peine visibles à l’œil nu, mais facilement observable à la loupe, se tenant principalement à la face inférieure des feuilles. Adultes et larves provoquent un grisaillement caractéristique des feuilles, puis leur dessèchement. Ces acariens attaquent particulièrement les pommiers, les poiriers, les pruniers et les pêchers au cours des étés chauds et secs. Ils hivernent sous forme d’œufs déposés sur l'écorce.

· Lutte. Le traitement de fin d’hiver avec un oléomalathion offre une bonne action préventive. A titre curatif, appliquer un acaricide spécifique (dicofol, par exemple), ou un insecticide systémique acaricide (diméthoate, notamment), dès que l'on observe les premiers dégâts.

Araignée jaune

Souvent confondu avec les araignées rouges, cet acarien attaque pratiquement toutes les plantes cultivées ou sauvages pendant les étés chauds et secs. Il se développe également dans les serres et sur les plantes d’appartement. Sur les plantes envahies, reconnaissables à la coloration grisâtre que prennent leurs feuilles, on peut observer à la loupe cet acarien à tous les stades de son développement : œufs sphériques brillants, larves jaunâtres, adultes jaunâtres, bruns ou rouges. Cultures particulièrement attaquées : cucurbitacées, haricots, œillets, chrysanthèmes, fraisiers, arbres fruitiers, vigne, lierres d’appartement. Cet acarien hiverne au stade adulte sur l’écorce des arbres fruitiers ou ornementaux.

· Lutte. Traiter avec un acaricide spécifique ou avec un insecticide systémique acaricide dès que l’on observe les premières décolorations de feuilles.

Tarsonème du fraisier

Ce minuscule acarien, très difficile à observer même avec une forte loupe, se tient uniquement entre les plis des jeunes feuilles du cœur ou des stolons. Il provoque une décoloration et une déformation des jeunes feuilles : celles-ci restent petites et recroquevillées. Les plantes attaquées se développent mal : souvent elles dépérissent.

· Lutte. Pulvériser, au moins trois fois dans l’année, un produit à base de dicofol ou d'endosulfan, en prenant soin de bien mouiller le cœur des plantes.

ALEURODES (mouches blanches)

Les adultes sont de très petits insectes ailés, entièrement blancs. Ils vivent en grand nombre sous les feuilles de la plupart des plantes de serre. Les larves verdâtres, au corps aplati et recouvert d’un enduit cireux, vivent fixées comme les cochenilles à la face inférieure des feuilles dont elles sucent la sève. Les aleurodes se montrent particulièrement nuisibles pour les tomates et les concombres, provoquant un jaunissement des feuilles et un affaiblissement des plantes. En plein air, les aleurodes apparaissent surtout par temps chaud, envahissant parfois les choux les tomates, les haricots.

· Lutte. Elle est difficile car les larves sont très résistances aux insecticides. Des traitements insecticides fréquemment répétés sont nécessaires afin de détruire les adultes au fur et à mesure qu’ils apparaissent et avant qu’ils n’aient eu le temps de pondre.

ALTISES

Ce sont de petits coléoptères noirs ou jaune et noir, sautant comme des puces. Ils attaquent le feuillage des plantes, qu'ils criblent de petits trous particulièrement celui des jeunes crucifères : choux, radis, navets, giroflées. Ils peuvent détruire tout un semis en rongeant les très jeunes plants un niveau du sol.

· Lutte. Poudrer ou pulvériser un insecticide dès la levée des semis ou dès que l’on aperçoit les premiers dégâts. Répéter le traitement jusqu’à ce que les plantes soient bien développées.

ANGUILLULES (nématodes)

Les anguillules sont de minuscules nématodes, donc des vers au sens propre du terme. Elles sont invisibles à l’œil nu, mais largement répandues dans le sol. Certaines espèces vivent en parasites dans les racines, tiges ou feuilles de nombreuses plantes sauvages ou cultivées, qu'elles affaiblissent ou peuvent même faire périr.

· Lutte. En général, les produits chimiques efficaces contre les anguillules sont inutilisables dans les jardins en raison de leur toxicité pour l'homme et pour les végétaux en place. Sur de faibles surfaces et à l’écart de toute plantation, on peut désinfecter le sol avec des fumigants, tels que le dazomet ou le métam-sodium, un mois avant de semer ou de planter. Pratiquement, il convient surtout de détruire les plantes infestées et d’éviter le retour de toute plante-hôte au même emplacement avant au moins trois ans.

Anguillule du chrysanthème

Cette anguillule vit dans les feuilles. Elle provoque la " maladie vermiculaire dont les symptômes apparaissent sous forme de taches brunes, nettement délimitées au début sur les feuilles. Les feuilles de la base sont les premières atteintes, puis la maladie progresse vers le haut et peut provoquer la destruction complète du feuillage et même des boutons. Les feuilles envahies se dessèchent et tombent. Les asters, les dahlias, les pyrèthres sont également attaqués.

· Lutte. Détruire les plantes attaquées. Des pulvérisations de parathion (produit très toxique) à dose forte permettent d’empêcher la contamination de nouvelles feuilles.

 

Anguillule des tiges

Cette espèce envahit les tiges, rhizomes ou bulbes des narcisses, iris, jacinthes, tulipes, oignons, phlox, et de diverses autres plantes. Elle vit dans le sol et s’introduit dans les bulbes ou les tiges, provoquant des déformations, notamment une torsion des feuilles et des fleurs. Les bulbes infestés sont mous et peuvent montrer une partie blanche et spongieuse à la base. En les coupant, on observe des zones foncées circulaires à l’intérieur

· Lutte. Planter des bulbes non contaminés, provenant notamment d'établissements pouvant garantir leur parfait état sanitaire. Arracher et brûler toute plante infestée.

Anguillules des racines

Plusieurs anguillules vivant sur les racines provoquent sur celles-ci la formation de petites nodosités facilement reconnaissables. Elles entravent le bon fonctionnement des racines, ce qui affaiblit les plantes et diminue les récoltes. Les plantes cultivées en serre sont particulièrement affectées, notamment les tomates, les concombres, les gloxinia, les œillets. Au jardin, ces vers attaquent les céleris, les carottes, les clématites, surtout dans les terres légères. Les anguillules femelles peuvent s’enkyster et subsister ainsi longtemps dans le sol en l’absence d’eau et de plantes nourricières.

· Lutte. Dans les serres et dans les jardin potagers, désinfecter le sol au dazomet, en l'absence de toute culture.

CHARANÇONS

Constituant une importante famille d’insectes, les charançons se reconnaissent à leur tête prolongée par un rostre plus ou moins allongé. Ils sont nuisibles à de nombreuses cultures soit à l’état adulte, soit sous forme de larves.

Anthonome du pommier

Ce petit charançon brun attaque les fleurs de pommiers. Il dépose ses œufs dans les boutons dès que ceux-ci se dégagent des bourgeons, en mars ou avril. Les larves en rongent l’intérieur ; les boutons attaqués brunissent et se dessèchent.

· Lutte. Pulvériser un insecticide à hase de lindane au départ de la végétation (stade du bouton blanc).

Charançons phyllophages

Les phyllobius sont de petits charançons verts qui apparaissent au printemps sur de nombreux arbres et arbustes. Ils se montrent souvent nuisibles aux arbres fruitiers car ils se nourrissent des jeunes feuilles et attaquent superficiellement les jeunes fruits.

Les otiorrhynques sont des charançons de taille moyenne, noirs ou gris-brun. Pendant la nuit, les adultes entaillent le bord des feuilles de nombreux végétaux d’ornement, tels que lilas et troènes. Leur larves rongent les racines, se montrant nuisibles aux plantes cultivées en pots.

· Lutte. Ces insectes sont relativement résistants aux traitements insecticides. Lorsqu'ils sont abondants, poudrer copieusement les plantes attaquées avec un insecticide à base de lindane.

Charançon gallicole du chou

Ce très petit charançon pond dans le collet des choux, provoquant la formation d'excroissances dans lesquelles se développent ses larves. Il attaque surtout les jeunes plants prêts à être mis en place.

· Lutte. Eviter de planter des sujets présentant des galles. Arroser les semis ou la base des jeunes plants repiqués avec un insecticide à base de lindane ou de malathion.

Sitone du pois

Les adultes se nourrissent des feuilles dont ils découpent les bords de façon très régulière. Ils attaquent les pois dès leur levée au printemps.

· Lutte. Dès que l’on constate les premiers dégâts, appliquer un insecticide à base de lindane ou de malathion. Un seul traitement suffit généralement.

CHENILLES

Les chenilles de nombreux papillons se montrent très nuisibles dans les jardins. Elles se nourrissent principalement de feuillage, dont elles peuvent consommer des quantités considérables par rapport à leur taille. Certaines rongent aussi les fleurs, les fruits, les racines ou creusent des galeries dans diverses parties des végétaux, même dans le tronc des jeunes arbres. Les chenilles appelées " tordeuses " s’abritent dans des feuilles qu’elles ont enroulées et réunies par des fils de soie. Les " mineuses " sont de très petites chenilles qui creusent des galeries entre les deux épidermes des feuilles. Les chenilles de teignes sont aussi de petite taille ; elles rongent l’intérieur des fleurs ou le cœur de nombreuses plantes cultivées.

Noctuelle

Chenille glabre, de couleur verte, grise ou brune, qui ronge, pendant la nuit, le feuillage ou les tiges de nombreuses plantes. Le jour, elle se cache au pied des plantes ou entre les feuilles. Elle s’attaque particulièrement aux choux, dont elle ne laisse souvent que les grosses nervures, aux bettes, aux tomates, aux phlox, aux géraniums, à la vigne. Certaines chenilles de noctuelles, appelées " vers gris ", vivent dans le sol.

 

· Lutte. Traiter avec un insecticide à base de malathion, de bromophos ou de carbaryl dès que l’on observe les premiers dégâts et quand les chenilles sont encore jeunes. Pour les culture basses, les appâts insecticides granulés déposés au pied des plantes sont efficaces.

Piéride du chou

C'est une chenille légèrement velue, au corps gris tacheté de points jaunes et verts. Les adultes sont des papillons aux grandes ailes blanches portant quelques taches noires. Les chenilles de piérides apparaissent au début de l’été ; elles sont extrêmement voraces et peuvent, en quelques jours, détruire entièrement le feuillage des choux.

· Lutte. Dès que les chenilles apparaissent, appliquer un insecticide à base de malathion, de bromophos, de carbaryl ou de roténone.

Chenilles défoliatrices

Les chenilles " arpenteuses " de cheimatobie et d’hibernie détruisent les jeunes feuilles des arbres fruitiers et de divers arbustes d'ornement, au printemps, dès le départ de la végétation. Elles proviennent d’œufs pondus par les papillons, en automne sur les rameaux.

· Lutte. Le traitement d'hiver qui détruit les œufs, constitue la meilleure méthode de lutte. Appliquer une huile jaune, en février, ou un oléo-malathion, au moment de l’éclatement des bourgeons.

Tordeuses

Ces petites chenilles de couleur variable, enroulent et réunissent par quelques fils de soie les feuilles dont elles se nourrissent et entre lesquelles elles s'abritent. Elles sont fréquentes au printemps sur les arbres fruitiers, les rosiers et divers arbustes d’ornement. On les reconnaît à leur habitude de se tortiller lorsqu’on les dérange.

· Lutte. Les pulvérisations d'insecticides atteignent difficilement les chenilles abritées dans les feuilles enroulées. Le traitement d’hiver permet de détruite les œufs de tordeuses se trouvant sur les rameaux.

Carpocapse (ver des fruits)

La petite chenille rose pâle du carpocapse est l’un des plus importants parasites des pommes et des poires. Des espèces voisines attaquent les prunes, les pêches, les abricots. Ces chenilles creusent des galeries dans les fruits dont elles rongent surtout la partie centrale, autour des pépins ou du noyau. En automne, elles forment leurs chrysalides sur l'écorce des arbres. On observe couramment deux générations au cours de l'été.

· Lutte. De la fin mai jusqu’à l’approche de la récolte, il faut maintenir sur les fruits une couverture insecticide afin de détruire les jeunes chenilles avant qu’elles ne pénètrent dans les fruits. Pour cela, pulvériser tous les 10 à 15 jours un insecticide à base de malathion, de carbaryl, de bromophos ou de phosalone.

Vers de la grappe

Ce sont les chenilles de deux espèces de tordeuses (cochylis et eudémis). Elles apparaissent dès le printemps sur les grappes encore en bouton, en fleur, ou dont les grains sont à peine formés. Une seconde génération, puis une troisième attaquent les grains de raisin, dans lesquels elles pénètrent, en de but et en fin d’été. Les dégâts sont souvent importants.

· Lutte. Traiter tous les 10 à 15 jours avec es insecticides indiqués pour le carpocapse. Il faut atteindre les jeunes chenilles avant qu’elles n’aient aggloméré les fleurs ou pénétré dans les grains.

Tordeuse du pois

Cette petite chenille se rencontre fréquemment dans les gousses, où elle ronge les grains, rendant les pois véreux. Elle est difficile à combattre par les traitements chimiques. On peut éviter ses dégâts en semant le plus tôt possible des variétés précoces.

Teigne du poireau

Cette teigne constitue le plus important ennemi des poireaux. La chenille, très petite s'installe dans le cœur du poireau, dès le début de l’été. Elle vit en mineuse dans les feuilles. Les plantes se développent mal, leurs feuilles jaunissent à l’extrémité.

· Lutte. Dès la plantation et pendant tout l'été, poudrer ou pulvériser tous les jours avec un insecticide à base de malathion, de bromophos ou de carbaryl.

CICADELLES

Ce sont de petits insectes suceurs, verts, jaunâtre, ou bruns, dont les adultes ont l’aspect de minuscules cigales. Larves et adultes sucent la sève de nombreux végétaux, sans se montrer en général très nuisible.

Cicadelle du rosier

Cette cicadelle peut être observer par temps chaud et sec à la face inférieure des feuilles. Celles-ci deviennent piquetées de très petites taches claires, puis jaunissent entièrement. En cas de forte attaque, les rosiers peuvent perdre une partie importante de leur feuillage.

· Lutte. Traiter, dés que l'on observe les premiers dégâts. avec un produit à base de lindane, de roténone ou de malathion.

Cicadelle écumeuse (aphrophore)

Les larves de cette cicadelle, vertes et molles, vivent dans des amas de bave mousseuse, appelés " crachats de coucou ". Elles sont fréquentes sur campanules, benoîtes, rosiers, saules, verges-d'or. Généralement peu nuisibles, elles peuvent cependant par leurs piqûres, affaiblir ou déformer de jeunes pousses.

 

· Lutte. Pulvériser un insecticide avec une pression suffisante pour bien atteindre les larves dans leurs amas de mousse.

COCHENILLES

Ce sont de très petits insectes suceurs (appelés aussi " kermès " ou " poux collants "), dont le corps est protégé par un bouclier, sorte de carapace cireuse qui le recouvre entièrement. Elles vivent fixées sur les branches, les tiges, les feuilles de nombreux végétaux qu'elles affaiblissent et peuvent faire dépérir en suçant la sève. Lorsqu'elles sont abondantes, leurs boucliers juxtaposés forment de véritables croûtes. De nombreuses espèces sécrètent du miellat, favorisant le développement de fumagine. Les cochenilles envahissent particulièrement les arbres fruitiers, les fusains, les lauriers, les plantes de serre et d’appartement.

· Lutte. Seules les huiles insecticides sont vraiment efficaces contre les cochenilles, par exemple les oléo-malathions et oléo-parathions. Traiter les végétaux envahis, en réalisant des pulvérisations abondantes, répétées deux ou trois fois à trois semaines d’intervalle. Sur les arbres fruitiers, ces insectes sont efficacement combattus par les traitements d’hiver.

Cochenilles des arbres fruitiers

Leurs boucliers, très petits (1 à 2 mm) blanchâtres ou brunâtres, sont circulaires ou en forme de virgule. Elles sont fréquentes sur l’écorce des poiriers, pommiers, pêchers, groseilliers.

Cochenilles de la vigne

Leurs boucliers bruns, globuleux et relativement gros (jusqu'à 8 mm), s'observent sur les sarments et parfois même sur les feuilles.

Cochenilles floconneuses

Fréquentes sur la vigne et sur l'hortensia, ces cochenilles sont facilement reconnaissables aux flocons cireux blancs qui prolongent leurs boucliers.

Cochenilles du fusain

Les rameaux et les feuilles des arbustes envahis par les cochenilles du fusain se recouvrent d'innombrables petits boucliers bruns ou blanchâtres allongés. Les fusains, surtout les fusains à bordures, dépérissent rapidement.

Cochenilles des agrumes

Les orangers, citronniers et autres agrumes ont fréquemment leurs rameaux, leurs feuilles et leurs fruits envahis par diverses cochenilles dont les boucliers, très petits, sont grisâtres ou brunâtres, circulaires ou en virgule.

Cochenilles plates des serres

Leurs boucliers bruns, ovales, plats ou légèrement bombés, sont fréquents sur la plupart des plantes vertes cultivées en serre ou en appartement, notamment sur les lierres, l'aralia, ou les philodendrons.

Cochenilles farineuses

Cochenilles sans bouclier et mobiles, au corps entièrement couvert d'un enduit cireux blanc, d'aspect pulvérulent. Elles sont très nuisibles à de nombreuses plantes de serre.

FOURMIS

Ces petits insectes constituent souvent une nuisance au jardin, bien qu’ils n’attaquent pas directement les plantes. Les fourmis envahissent les végétaux infestés par des pucerons dont elles recherchent le miellat. Elles établissent leurs nids dans le sol au pied des plantes, dérangeant leurs racines et pouvant provoquer leur dépérissement. Elles attaquent aussi les fruits mûrs.

· Lutte. Poudrer le sol avec un insecticide à base de lindane ou de carbaryl ou, mieux, arroser les nids avec une bouillie contenant du malathion ou un autre insecticide organophosphoré.

GUEPES

Les guêpes attaquent les fruits mûrs, entamant leur épiderme pour se nourrir de la pulpe. Elles sont spécialement nuisibles aux poires, aux pêches et aux raisins. Les fruits ainsi blessés pourrissent facilement.

 

· Lutte. Détruire les nids. Ceux-ci peuvent être établis dans le sol ou sous des toitures. Il convient de les poudrer ou de les asperger copieusement avec un insecticide à base de lindane ou de malathion, par exemple, le soir ou au lever du jour, lorsque toutes les guêpes s'y trouvent rassemblées. On peut aussi suspendre des pièges (flacons à moitié remplis d'eau miellée) aux branches des arbres envahis.

INSECTES DU SOL

Les larves de divers insectes vivent dans le sol et s'attaquent aux parties souterraines des plantes cultivées, provoquant d'importants dégâts. La plupart peuvent être combattus en incorporant un insecticide au sol.

Hannetons et vers blancs

Les hannetons adultes rongent les feuilles des arbres au printemps, mais ce sont surtout leurs larves, appelées " vers blancs " qui sont redoutables. Celles-ci vivent dans le sol où elles se nourrissent de racines de la plupart des plantes cultivées, même de celles des arbres fruitiers ou des rosiers. Les plantes ou arbustes ainsi attaqués par dessous flétrissent et meurent. Le développement complet de ces larves demande trois ans.

· Lutte. Traiter le sol de préférence avant de semer ou de planter, avec un insecticide à base de lindane, de diazinon ou de bromophos. Ce traitement est efficace sur les larve de première et de deuxième année.

Taupins

Les larves de taupins, connues sous le nom de " vers fil-de-fer " en raison de leur dureté, sont cylindriques et de couleur noire. Elles rongent particulièrement les racines du gazon, des salades, des fraisiers, les bulbes, les carottes et les tubercules de pomme de terre, qu'elles percent parfois de part en part.

· Lutte. Traiter le sol avec l’un des insecticides indiqués contre les vers blancs.

Vers gris

Ce sont les chenilles de certaines noctuelles. Elles rongent le collet de nombreuses plantes potagères ou ornementales et s'attaquent avec prédilection aux laitues et aux chicorées. Les plantes attaquées flétrissent brusquement.

· Lutte. Traiter le sol ou répandre au pied des plantes des appâts granulés à base de son et d'un insecticide. Les produits vendus pour combattre les courtilières permettent généralement aussi de détruire les vers gris.

Tipules

Les larves de tipules appelées " jaquettes de cuir ", ont un corps brun, sans pattes, mou mais résistant. Elles attaquent diverses plantes, se montrant surtout nuisibles aux pelouses et aux cultures potagères.

· Lutte. Les appâts insecticides granulés permettent de les combattre plus efficacement que le traitement du sol.

Hépiales

Les chenilles d'hépiales, de couleur blanche, rongent les racines et l’intérieur du collet ou des rhizomes de diverses plantes : fraisier, laitue, chicorée, muguet pivoine, iris, delphinium, dahlia.

· Lutte. Ces chenilles, remarquablement résistantes aux insecticides, sont difficiles à combattre. De fréquents bêchages et sarclages du sol constituent la meilleure méthode de lutte.

Courtilière

Appelée aussi " taupe-grillon " ou " jardinière ", la courtilière est un redoutable ravageur des jardins potagers. Elle creuse des galeries dans le sol, bouleversant les semis et dévorant les racines et les tubercules sur son passage. Elle est surtout active pendant la nuit.

· Lutte. A titre préventif, traiter le sol avec un insecticide à base de lindane. A titre curatif, épandre un appât insecticide granulé dès que l’on constate la présence du ravageur et après avoir arrosé.

LIMACES ET ESCARGOTS

Ces mollusques gastéropodes se montrent très nuisibles dans tous les jardins. ils dévorent les jeunes plantes et, en général, tout feuillage situé près du sol. Souvent, aussi ils grimpent sur les plantes plus élevées dont ils attaquent même les feuilles supérieures et les fleurs. Dans le sol, ils peuvent entamer les bulbes, tubercules et racines charnues. Enfin, les fruits situés près du sol, tels que les fraises ou les melons, sont très appréciés de ces ravageurs qui y creusent de grandes cavités.

Limaces et escargots ont une activité principalement nocturne. Pendant le jour et par temps sec, ils s’abritent sous les pierres et sous les débris les plus divers où ils trouvent l’ombre et la fraîcheur.

· Lutte. Il est facile de détruire ces mollusques au moyen d’appâts toxiques constitués de son et de métaldéhyde. Ces appâts existent dans le commerce tout préparés, présentés en granulés qu’il suffit de répandre sur le sol au pied des plantes attaquées. Par temps humide, favorable à l’activité des mollusques, il est nécessaire de renouveler plusieurs fois les applications pour protéger efficacement les cultures.

MEGACHILES

Appelées aussi " abeilles tapissières ", ces insectes découpent dans les feuilles des pièces rondes, ou ovales dont elles tapissent leurs nids. Elles apprécient particulièrement les feuilles de rosiers. Elles causent rarement des dégâts importants et ne justifient pas un traitement spécifique.

MILLE-PATTES

Ces animaux au corps très allongé, muni d'un grand nombre de pattes vivent dans le sol. Dans les jardins, on en rencontre de deux sortes : les polydesmes, au corps plat et brun, les iules et blaniules, au corps cylindrique noir brillant ou blanc rougeâtre.

Ils se nourrissent de débris végétaux morts, mais aussi des parties très tendres de plantes vivantes : graines en germination, plantules, jeunes racines, bulbes de lis, fraises.

· Lutte. Elle est difficile, car ces animaux sont peu sensibles aux insecticides usuels. Dans les jardins, disposer des pièges constitués par des rondelles de pomme de terre posées sur le sol, sous des pots à fleurs renversés. Les mille-pattes s’y rassemblent et peuvent être ramassés et détruits. Des binages répétés permettent aussi de réduire le nombre de ces animaux.

MINEUSES DES FEUILLES

Il s agit de très petites larves qui vivent a l’intérieur des feuilles, creusant des galeries de formes variées entre les deux épidermes. En général, les dégâts se limitent à des marques sinueuses claires, mais en cas de forte attaque, des feuilles peuvent être entièrement détruites. Les adultes sont soit de petites mouches, soit de minuscules papillons. Des dégâts de mineuses s’observent notamment sur les arbres fruitiers, le houx, les chrysanthèmes, les cinéraires, les betteraves, les céleris.

· Lutte. En cas de forte attaque, pulvériser un insecticide à base de lindane ou de diméthoate.

MOUCHES

Les larves (asticots) de plusieurs mouches se montrent très nuisibles aux cultures. Les tissus attaqués se décomposent.

· Lutte. La plupart sont difficiles à combattre. Celles qui vivent dans le sol peuvent être combattues en traitant celui-ci avec un insecticide à base de diazinon ou de trichloronate ; celles qui envahissent les fruits, par des pulvérisations d'insecticides systémiques tels que le diméthoate.

Mouche des semis

Les larves de cette mouche causent de sérieux dégâts aux semis de haricots, en attaquant les graines en germination. Elles perforent les cotylédons et détruisent le bourgeon terminal provoquant souvent de grands vides dans les semis particulièrement en mai.

· Lutte. Ne pas trop enterrer les graines, afin d'obtenir une levée rapide avant que les larves n’aient eu le temps d'attaquer. A titre préventif, enrober les semences avec une poudre à base de lindane.

Mouche du chou

Les larves s’introduisent dans les racines des navets et des radis qu’elles rendent inutilisables. Elles envahissent aussi le collet des jeunes plants de choux : ceux-ci prennent une teinte violacée, flétrissent et meurent.

· Lutte. Arroser les semis et la base des plants repiqués avec une bouillie contenant du lindane ou du bromophos. On peut aussi, à titre préventif, traiter le sol avec un insecticide à base de diazinon ou de trichloronate.

Mouche de la carotte

Les larves creusent des galeries dans les racines de carottes provoquant la pourriture des parties attaquées et un rougissement suivi d’un flétrissement du feuillage. Par temps sec, les semis peuvent être détruits.

· Lutte. Traiter le sol au trichloronate avant de semer, ou arroser plusieurs fois, sur les rangs des semis, avec une bouillie insecticide à base de malathion ou de bromophos.

Mouche de l’oignon

Les larves de cette mouche se développent dans les bulbes d'oignons et d’échalotes ainsi qu'à la base des poireaux. Elles provoquent le jaunissement et le flétrissement des plantes et la pourriture de leur bulbe.

· Lutte. Traiter le sol, avant semis, au diazinon ou au trichloronate. En cas d'attaque, arroser les plants avec une bouillie à base de lindane, malathion ou bromophos.

Mouche des fruits (cératite)

Dans la moitié sud de la France, surtout dans le Midi, cet insecte cause des dégâts considérables aux pêches tardives, aux poires et aux pommes. C’est aussi un parasite important des agrumes. Les larves se développent dans la pulpe des fruits approchant de la maturité, qu'elles rendent inconsommables.

· Lutte. Pulvériser un insecticide systémique à base de diméthoare 10 jours avant la récolte.

Mouche des cerises

La larve de cette mouche se développe à l'intérieur des cerises mûres. A la récolte, celles-ci sont véreuses. Seules les variétés tardives sont attaquées, en particulier les bigarreaux " Napoléon " et " Marmotte ".

· Lutte. Pulvériser un insecticide systémique (diméthoate) dès que les cerises commencent à se colorer.

PERCE-OREILLES ou FORFICULES

Par temps humide et chaud, ces insectes attaquent parfois les feuilles des haricots nains, les choux-fleurs, les tomates, les fruits, les fleurs des chrysanthèmes et des dahlias. Leurs dégâts sont rarement importants, sauf parfois en serre. Ce sont des animaux nocturnes dont les dégâts annoncent généralement la présence.

· Lutte. Les dégâts sur fleurs peuvent être limités par des poudrages ou des pulvérisations de produits à base de lindane, carbaryl ou malathion.

En serre, traiter les plantes attaquées et leur entourage. Poser sur le sol des tuiles ou des planchettes, sous lesquelles les forficules se réfugient pendant le jour, pouvant ainsi être facilement détruits.

PUCERONS

Ce sont des insectes très prolifiques, le plus souvent verts ou noirs, vivant en colonies. Ils se montrent nuisibles à de nombreuses plantes d’ornement et à la plupart des cultures fruitières et potagères. Il en existe de très nombreuses espèces. Les pucerons piquent les tissus tendres des tiges, des feuilles, des fruits ou des racines afin d’en sucer la sève. Les plantes attaquées présentent des feuilles enroulées et des pousses déformées. Souvent, un champignon, la fumagine, se développe sur le miellat de pucerons, recouvrant le feuillage d’un dépôt noir comme de la suie.

Les pucerons sont aussi les principaux vecteurs des maladies à virus en suçant de la sève infectée d’une plante atteinte et en transportant ensuite le virus sur une plante saine.

· Lutte. Dès que l’on découvre les premiers pucerons, il faut les détruire car ils se multiplient à une vitesse surprenante, formant rapidement des colonies denses sur les jeunes pousses et à la face inférieure des feuilles. De nombreux insecticides de contact appliqués en poudrage ou en pulvérisation sont utilisables : lindane, pyrèthre, roténone, malathion, par exemple. Les insecticides systémiques, tels que déméton, mévinphos, vamidothion sont particulièrement efficaces, cal ils pénètrent dans les plantes rendant leur sève toxique pour les pucerons pendant une à trois semaines.

Certains pucerons des arbres fruitiers peuvent encore être combattus à titre préventif par un traitement d'hiver, fait avec une huile jaune ou un oléo-malathion, qui détruit leurs œufs.

Puceron vert du pommier

Ce puceron hiverne sous forme de petits œufs d’un noir brillant, bien visibles sur les jeunes rameaux. Les traitements d’hiver empêche ces œufs d'éclore au printemps et de donner naissance à des colonies de pucerons qui sont particulièrement difficiles à détruire.

Pucerons des arbres fruitiers

Plusieurs autres espèces de pucerons, de couleur verte, brune ou mauve, attaquent le feuillage des principaux arbres fruitiers. Il convient de les combattre de préférence à l'aide d’insecticides systémiques.

Pucerons noirs de la fève et des plantes ornementales

Très fréquents sur les pois, les haricots les épinards, les capucines. D’autres pucerons noirs envahissent les dahlias et de nombreux végétaux d’ornement. Ils affaiblissent considérablement les plantes et même arrêtent leur croissance.

Puceron cendré du chou

Attaque la plupart des choux, particulièrement les choux pommés et les choux de Bruxelles, constituant des colonies très denses à la face inférieure des feuilles. Pour les combattre, il faut pulvériser des produits très mouillants.

Puceron des racines

Il envahit principalement les racines des laitues et des chicorées d’automne et d’hiver. Sa présence est signalée par le jaunissement et le dépérissement des plantes. Des applications d’insecticides en arrosage au pied de chaque plante permettent de limiter les dégâts.

Puceron vert du rosier

Ce puceron est très fréquent au printemps et en été sur les jeunes pousses et sur les boutons. Il faut intervenir dés qu'il apparaît et renouveler fréquemment les traitements.

Puceron lanigère

C'est un parasite redoutable des pommiers. Il est reconnaissable aux sécrétions blanches et laineuses qui recouvrent ses colonies. Il provoque la formation d’excroissances et de chancres sur les rameaux. Pour le détruire, effectuer en mai une pulvérisation avec un insecticide à base de lindane ou de vamidothion.

PUNAISES

Les punaises constituent un groupe important d'insectes suceurs qui attaquent de nombreuses plantes. Elles sont surtout nuisibles aux arbres fruitiers et à quelques plantes herbacées (chrysanthèmes, choux).

Punaises des poiriers (lygus)

Les adultes sont de petites punaises vertes, au corps allongé. En piquant les fruits, elle provoque sur celles-ci des décolorations, des déformations et surtout des zones où la chair reste dure (poires pierreuses).

· Lutte. Les traitements appliqués contre le carpocapse et contre les pucerons combattent également ces punaises.

Punaises des chrysanthèmes (calocoris)

Ce sont aussi de petites punaises allongées, vertes ou brunâtres. Elles ne sont vraiment nuisibles qu’aux boutons en formation, car leurs piqûres en arrêtent le développement.

· Lutte. A la période critique de la " réservation " des boutons, poudrer tous les 2 ou 3 jours avec un insecticide à base de lindane ou de malathion. Dès que les boutons sont bien formés, ils ne craignent plus les attaques des punaises.

Punaises du chou

Ce sont des punaises trapues, noir et rouge ou noir et jaune, abondantes sur les choux en été. Par leurs piqûres sur les feuilles ou le cœur, elles empêchent les plantes de se développer normalement.

· Lutte. Appliquer un insecticide à hase de lindane, malathion ou bromophos.

Tigres

On désigne ainsi de très petites punaises dont le corps porte de curieuses expansions foliacées translucides. Une espèce attaque le poirier, une autre vit sur les rhododendrons.

Ces insectes provoquent, par leurs piqûres, un brunissement des feuilles puis leur dessèchement et leur chute. Ils sécrètent aussi du miellat permettant le développement de la fumagine.

· Lutte. Pulvériser, en mai-juin, un insecticide à base de lindane, de malathioin ou de bromophos, en prenant soin de bien mouiller la face inférieure des feuilles.

TENTHRÈDES (mouches à scie)

Les larves, ou fausses-chenilles, de diverses tenthrèdes causent d'importants dégâts aux arbres fruitiers, aux légumes et aux plantes ornementales.

Tenthrède-limace du poirier

Les larves noires et molles rongent la partie supérieure des feuilles en respectant les nervures et l'épiderme inférieur.

· Lutte. Traiter avec un insecticide dès que l'on aperçoit les larves.

Hoplocampes

Ce sont de très petites tenthrèdes dont les adultes pondent dans les fruits à peine formés. Les larves blanchâtres creusent l'intérieur de ceux-ci, provoquant leur chute ou laissant une cicatrice en forme de ruban sur leur épiderme. Elles attaquent les poires, les pommes, les prunes au printemps.

· Lutte. Dès la chute des pétales, pulvériser un produit à base de lindane ou d'un insecticide organo-phosphoré.

Tenthrèdes des feuilles du rosier

Ces fausses chenilles noirâtres ou verdâtres rongent les feuilles des rosiers en respectant les nervures, les transformant ainsi en dentelle. Elles peuvent détruire toutes les feuilles d'un rosier en deux ou trois jours.

Lutte. Traiter, en poudrage ou en pulvérisation, dès que l'on aperçoit les premières larves, très sensibles à tous les insecticides usuels.

Petite tenthrède du rosier (tenthrède enrouleuse)

Très petite espèce dont les larves, d’un noir brillant, vivent à la face supérieure des feuilles, dont elles enroulent le bords.

Lutte. Traiter dès que l'on aperçoit les premiers enroulements, avec un insecticide à base de lindane, de malathion ou de diméthoa


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ACCIDENTS DE VÉGÉTATION

Malgré tous les soins et traitements, et même en l'absence de tout parasite, des plantes peuvent présenter certaine anomalies : une croissance anormale, une décoloration du feuillage, des fleurs mal formées, une production faible ou inutilisable. Ces affections sont dues à un milieu ou à des conditions de culture défavorables, par exemple, un sol inadapté, un mauvais drainage, de mauvaises conditions atmosphériques, un manque ou un excès d'élément nutritifs, d’eau ou de calcaire.

Sol défavorable

Dans un sol très argileux, les jeunes racines s’enfoncent difficilement et se développent mal : la croissance des plantes s'en trouve ralentie. Les racines ont aussi besoin d’air qui manque dans un sol argileux et compact Un sol trop léger, sableux, retient insuffisamment l’eau nécessaire au développement des plantes. Les racines doivent s’y enfoncer profondément à la recherche d’humidité. Enfin, certaines plantes ne s’adaptent qu’à certains types de sols, par exemple le arbustes dits " de terre de bruyère ".

Mauvais drainage

Un mauvais drainage affecte gravement la végétation des plantes cultivées. Lorsque l’excès d'eau ne peut pas s’écouler à travers le sol, l’eau remplit les interstices contenant de l’air et le chasse. Les racines sont alors asphyxiées, étant privées d'oxygène ; elles cessent de fonctionner, ce qui peut entraîner la mort de la plante, surtout si l’asphyxie se produit en période de végétation.

Accidents dus aux conditions atmosphériques

Le jardinier peut prendre certaines mesures pour prévenir ou réduire les dégâts dus aux effets du vent, des pluies violentes, de la grêle, de la neige, du froid ou des fortes chaleurs. Les brise-vent, les cloches et autres abris protègent efficacement les jeunes plantes. Les gelées printanières et les vents froids et violents, sont très nocifs aux jeunes pousses, qu’ils peuvent détruire totalement ou partiellement.

Manque ou excès d'eau

Toutes les plantes ont besoin d'eau. Si celle-ci manque, leur feuillage fane et tombe, les fruits ne se développent pas, les racines sont facilement attaquées par des champignons ou des pucerons. Un excès d'humidité peut se révéler tout aussi néfaste, particulièrement en sol mal drainé et en serre. Si le sol est détrempé, les racines sont asphyxiées et pourrissent. Un excès d’arrosage empêche souvent une bonne levée des semis en faisant pourrir les graines.

Chlorose

Caractérisée par un jaunissement du feuillage, dont la chlorophylle ne se forme pas, la chlorose est le plus souvent provoquée par un sol trop calcaire. Un excès de cet élément empêche les racines d’absorber le fer nécessaire à la formation de la chlorophylle. La chlorose réduit le développement des plantes et peut même les faire dépérir. Elle peut être combattue en incorporant au sol de la tourbe acide et en le traitant avec des produits à base de chélates de fer (Sequestrène). La chlorose peut aussi être due à un excès d'humidité du sol, à la sécheresse ou à diverses carences alimentaires.

Eclatement des fruits

Fréquemment, les cerises, les abricots, les prunes approchant de la maturité se fendent plus ou moins profondément à la suite d’une pluie succédant à quelques journées sèches. Les fruits ainsi éclatés sont facile ment envahis par des champignons qui en provoquent la pourriture.

Tubercules creux ou tachés " pomme de terre "

La pomme de terre est sujette à divers accidents de végétation affectant tes tubercules. Les taches de rouille dans la chair apparaissent surtout dans les sols légers. Si cela se renouvelle planter une autre variété.

Les tubercules creux ou craquelés se forment lorsque des pluies abondantes succèdent à une période sèche. Les mêmes conditions, provoquent le développement de tubercules secondaires restant soudés aux tubercules primaires ou reliés à ceux-ci par des stolons. Les tubercules primaires deviennent alors vitreux.

Carottes fendues

L’apparition de fentes sur les racines des carottes peut être provoquée par des pluies succédant à un temps sec ou à un excès d’engrais azoté. Une fumure bien équilibrée, l’apport de compost et des arrosages réguliers évitent cet accident.

Folletage (vigne)

Sur la vigne, mais aussi sur d’autres plantes ou arbustes, de rameaux peuvent flétrir brusquement lorsqu’un temps chaud et sec succède à une longue période humide. Cet accident résulte d’une rupture d’équilibre entre la quantité d'eau absorbée par les racines et la quantité d'eau évaporée par les feuilles.

Dépérissement hivernal du fraisier

Cet accident affecte surtout les plants âgés de plus de deux ans. Au printemps, après un départ de végétation apparemment normal, les feuilles jaunissent et flétrissent, les fruits à peine formés sèchent. Les racines sont partiellement détruites. Ce dépérissement, non parasitaire, résulte d’alternances de gel et de dégel ainsi que d'une asphyxie des racines pendant l’hiver. Il convient donc d’éviter de planter des fraisiers dans les endroits exposes au gel et dans les sols lourds qui se ressuient lentement après le dégel.

Dépérissement de l'abricotier

Les arbres atteints prennent un aspect souffreteux et ont une végétation faible ; leurs rameaux se dessèchent au cours du printemps ou de l’été. Parfois, l’arbre entier se dessèche brusquement au cours de l’été : c’est l’apoplexie de l’abricotier. Cette maladie est très répandue dans la vallée du Rhône. Des tensions dues au froid, à la taille, au travail du sol, à certains parasites peuvent déclencher des déséquilibres physiologiques qui semblent être la cause de cet accident.

Dessèchement apical des tomates

Les fruits atteints présentent, à l'opposé du pédoncule, une grande tache brunâtre, puis noirâtre et légèrement déprimée. Cette tache s’étend aussi en profondeur dans la chair. Cette affection est principalement due à la sécheresse. Des arrosages fréquents et abondants permettent de l'éviter.

CARENCES

Toutes les plantes cultivées ont besoin de divers éléments minéraux, qu’elles puisent dans le sol, pour se développer normalement, fleurir et fructifier. Il existe trois éléments majeurs (azote, phosphore, potasse) que l'on peut apporter en complément sous forme d’engrais, trois éléments secondaires (calcium, magnésie, soufre) et six oligo-éléments (fer, manganèse, bore, zinc, cuivre, molybdène), nécessaires seulement à l'état de traces. Le manque de un ou de plusieurs de ces éléments détermine des maladies de carence.

• Lutte. l est nécessaire d'apporter au sol un engrais comprenant l'élément qui manque.

Carence on azote

L'azote assure principalement le développement des tiges, des feuilles et la croissance. Une bonne alimentation en azote procure un feuillage vert foncé. Un excès de cet élément rend les plantes sensibles aux maladies cryptogamiques et au froid, retarde la maturité des fruits, développe exagérément le feuillage au détriment de la floraison. Un manque d’azote rend les plantes chétives ; celles-ci produisent des pousses courtes et grêles, leur feuillage reste pâle ou jaunâtre, leur floraison est réduite.

Carence en phosphore

Le phosphore est indispensable au développement des racines, des fruits et des graines. Une carence en phosphore se manifeste par un développement réduit des racines et une teinte pourprée ou bronzée des feuilles. La floraison et la production de fruits ou de graines sont diminuées.

Carence en potasse

La potasse augmente la résistance des plantes au gel et aux maladies cryptogamiques ; elle améliore la qualité des récoltes. Un manque de potasse provoque l’apparition d’une zone marginale brune et desséchée sur les feuilles, notamment sur celles des arbres fruitiers. Une partie du feuillage, principalement la plus ancienne, peut ainsi être atteinte de nécroses et de déformations.

Carence en magnésium

Cet élément est nécessaire pour la formation de la chlorophylle. S’il manque, ou s’il est inassimilable par les racines, un jaunissement, localisé entre les nervures, apparaît sur les feuilles les plus anciennes. L’apport de sulfate de magnésie ou d’engrais magnésiens permet d’y remédier.

Carence en bore

Une carence en bore provoque des symptômes variés : pourriture du cœur des betteraves et des céleris, taches liégeuses dans la chair des pommes, brunissement des choux-fleurs. Si les symptômes réapparaissent plusieurs années de suite, appliquer du borax ou en engrais boraté.

Autres carences

La plupart des oligo-éléments se trouvent dans le fumier et dans les amendements organiques, que l'on doit employer périodiquement et au moins annuellement dans un jardin. De plus, des engrais foliaires contenant tous les éléments et oligo-éléments utiles permettent, s'ils sont appliqués régulièrement, de combattre toutes les maladies de carence.

MALADIES BACTÉRIENNES

Les bactéries comprennent diverses espèces susceptibles d'attaquer les végétaux. Elles provoquent des bactérioses, ou maladies bactériennes. Ces maladies sont favorisées par une forte humidité, l’eau étant nécessaire au transport des bactéries d’une plante à une autre et aux contaminations. Toutes les maladies bactériennes sont difficiles à combattre.

Chancre bactérien

Cette maladie affecte fréquemment les cerisiers et les pruniers. Les bactéries pénètrent dans les rameaux, principalement par les cicatrices, laissées par la chute des feuilles, mais aussi par les moindres blessures ou plaies de taille. Les symptômes, qui apparaissent en été, sort de petites taches brunes sur les feuilles formant ensuite de petites perforations. Sur l’écorce se développent des chancres allongés, déprimés, provoquant la déformation et même le dessèchement des rameaux atteints. Les arbres fortement infectés peuvent dépérir.

• Lutte. Il est possible de limiter le développement de cette maladie par des pulvérisations d'un fongicide à base de cuivre appliquées en automne, à la chute des feuilles.

Tumeur du collet (crown-gaIl)

La plupart des végétaux ligneux sont sujet à cette maladie, mais les arbres fruitiers sont ceux qui sont le plus souvent atteints, tels les framboisiers, ainsi que les rosiers, les pruniers d’ornement. Des tumeurs plus ou moins volumineuses se forment au collet ou sur les racines, affaiblissant les plantes.

• Lutte. Il n'existe aucune méthode de lutte.

Pourriture des légumes-racines

Les carottes, céleris, et autres légumes-racines, ainsi que les oignons, sont souvent envahis par des bactéries. Celles-ci provoquent leur pourriture en terre ou pendant leur conservation. Leur développement en cave ou en silo peut être en partie évité en prenant soin de récolter par temps sec les légumes-racines destinés à être conservés pour l’hiver et en les laissant bien se ressuyer sur le sol avant de les rentrer.

Jambe noire de la pomme de terre

En juin, par temps humide, cette maladie se manifeste d’abord par un aspect chétif , puis par un jaunissement du feuillage qui se dessèche ensuite. On s’aperçoit alors que la base des tiges est noire et pourrie. Les plantes atteintes ne produisent pas de tubercules.

• Lutte. Elles doivent être arrachées et détruites afin d'éviter l'extension de la maladie et la contamination du sol.

Bactériose du laurier-rose

Cette maladie attaque les lauriers-roses, particulièrement ceux que l’on cultive en pleine terre dans le Midi. Elle forme, sur les rameaux et sur la nervure principale des feuilles, de petites tumeurs noirâtres.

• Lutte. Couper les rameaux atteints 10 cm en dessous de la tumeur la plus proche du tronc, en prenant soin entre chaque coupe de désinfecter l'outil employé soit a l'alcool, soit dans une solution de sulfate de cuivre.

MALADIES CRYPTOGAMIQUES

Ces maladies sont provoquées par champignons microscopiques. Elles présentent des symptômes très variés : pourriture des racines, des tiges ou des fruits, flétrissements, nécroses, taches de formes et de couleur diverses sur le feuillage. Certaines n’affectent qu'une espèce cultivée ; d’autres peuvent se développer sur un grand nombre de plantes différentes. En général, l’humidité et la chaleur favorisent leur apparition et leur extension.

• Lutte. Il est difficile de combattre les maladies qui sont provoquées par de champignons vivant dans le sol. La désinfection du sol ou des terreaux avant mise en culture constitue un moyen de lutte efficace mais coûteux et d’application délicate. Dans quelques cas (fusariose et verticilliose), des fongicides systémiques sont appliqués en arrosage.

Par contre, les maladies cryptogamiques du feuillage peuvent être facilement combattues par des applications en poudrage ou en pulvérisation de divers produits fongicides. L'action de ces produits se limite cependant pour la plupart, à empêcher l’infection des plantes par les germes déposés par la pluie ou le vent sur leur feuillage. Pour lutter efficacement, il est donc indispensable de traiter préventivement, avant de voir apparaître les premiers symptômes des maladies. Les applications doivent être ensuite renouvelées à une cadence suffisante (tous les 7 à 10 jours par temps pluvieux pour maintenir en permanence un dépôt de produit actif sur le feuillage.

Chancre du pommier

Cette maladie affecte les arbres fruitiers particulièrement les pommiers. Le chancre forme une dépression sur l'écorce, souvent autour d’une blessure ou d'une plaie de taille. L’écorce se boursoufle autour de la plaie. Celle-ci s’agrandit progressivement, laissant apparaître le bois à nu. Lorsque le chancre entoure entièrement une branche, celle-ci se dessèche.

• Lutte. Le chancre doit être traité dès qu’il apparaît. Enlever l'écorce malade, jusqu’au bois, avec un outil bien tranchant : nettoyer la plaie, puis la couvrir avec un enduit cicatrisant contenant un puissant fongicide. Couper, en dessous du chancre le plus bas, les branches très envahies, en prenant soin de protéger immédiatement la coupe avec le même enduit.

D'autres chancres peuvent être provoqués, sur des arbres à fruits à noyau, par la moniliose ou par des bactéries.

Chancres du rosier

Différents champignons peuvent provoquer des chancres sur les rameaux des rosiers. Ces chancres forment des plaques brunes ou violacées pouvant amener le dessèchement des rameaux atteints. Ils affectent principalement le rameaux présentant des blessures ou ayant souffert du gel.

• Lutte. Lors de la taille, il convient de couper, en dessous des chancres, les rameaux atteints et de les brûler.

Cladosporiose de la tomate

Maladie attaquant surtout les tomates cultivées en serre. Elle forme sur les feuilles des taches jaunes présentant, à la face inférieure, un duvet grisâtre constitué par les fructifications du champignon. Le feuillage

peut être entièrement envahi et la récolte réduite.

• Lutte. Une grande humidité favorisant cette maladie, la meilleure méthode de lutte consiste à aérer la serre et à élever la température nocturne.

Cloque du pêcher

Cette maladie déforme les feuilles dès qu’elles se développent, au printemps. Elle forme des cloques rougeâtres qui s'accroissent ensuite et deviennent blanchâtres. Les feuilles sont souvent entièrement cloquées. Elles finissent par brunir et tomber, ce qui affaiblit les arbres.

• Lutte. Pulvériser un fongicide à base de thirame, à titre préventif, courant février, au moment du gonflement des bourgeons. Répéter ce traitement 10 jours plus tard.

Fonte des semis

Cette maladie détruit souvent les semis. Le champignon envahit les tiges des plantules, au niveau du sol. Celles- ci s’affaissent et meurent. L’excès d’humidité et des semis trop drus favorisent cette maladie.

• Lutte. Arroser les semis à titre préventif ou dès que la fonte apparaît, avec 4 à 5 litres au mètre carré d'une bouillie à base de thirame, zinèbe ou manèbe. Eviter de semer trop dru ou éclaircir dés la levée.

Gales de la pomme de terre

Les tubercules de pomme de terre peuvent être envahis par deux affections très répandues : la gale commune et la gale argentée. La gale commune forme des taches ou croûtes liégeuses affectant seulement l'épiderme ou s’enfonçant dans la chair, dépréciant les tubercules. La gale argentée forme des taches claires argentées et n’envahit que l’épiderme.

• Lutte. Les sols chauds, légers et calcaires sont particulièrement favorables au développement de la gale commune. Il convient donc d’éviter tout apport d'amendement calcaire dans les terrains infectés.

Maladie criblée (cerisier, pécher, abricotier)

Le champignon responsable de cette maladie (Coryneum) attaque les feuilles, les fruits, les jeunes rameaux. Sur le feuilles, il provoque, dès le printemps, l’apparition de petites taches cerclées d’une zone brun-rouge. Les tissus atteints meurent, puis se détachent, laissant les feuilles criblées de trou. Les feuilles très atteintes tombent prématurément, ce qui affaiblit les arbres. Les fruits envahis se détachent ou sont marqués de taches brunes. Sur les rameaux, il se forme de petits chancres avec suintements de gomme.

• Lutte. Les fongicides à base de cuivre, de souffre, de thirame ou de folpel sont efficaces. Traiter préventivement avant et après la floraison puis (surtout sur pécher) en automne, à la chute des feuilles.

Mildious

Ce sont des maladies graves provoquant une destruction plus ou moins complète du feuillage et la pourriture des organes charnus envahis (fruits, tiges, tubercules).

Mildiou de la pomme de terre

Le mildiou constitue la plus grave maladie de la pomme de terre. Ses premiers symptômes sont des taches brunes irrégulières localisées principalement vers les bords et l’extrémité des feuilles. Très rapidement, le feuillage entier se trouve envahi et se dessèche tandis que les tiges noircissent. Un temps chaud et pluvieux favorise le développement du mildiou. Celui-ci apparaît souvent à la suite d’un orage. Les spores du champignon sont entraînées dans le sol par la pluie : elles infectent ainsi les tubercules. Ceux-ci pourrissent, devenant alors tout a fait impropres à la consommation et à la conservation.

• Lutte. Les fongicides cupriques et organo-cupriques, le manèbe, le zinèbe permettent de combattre efficacement ce mildiou, à condition d’être appliqués avant toute apparition de la maladie. Lorsqu'on aperçoit les symptômes, il est généralement trop tard pour intervenir. Commencer les traitements fin mai, dès que les fanes ont 25 à 30 cm, puis les renouveler tous les 10 à 15 jours. Il faut traiter aussi le dessous des feuilles.

Mildiou de la tomate

il est dû au même champignon que le mildiou de la pomme de terre et provoque les mêmes dégâts au feuillage. Sur les fruits, des taches brunes irrégulières apparaissent.

• Lutte. Il convient de lutter comme indiqué pour le mildiou de la pomme de terre.

Mildiou de la vigne

C'est la plus grave et la plus fréquente maladie de la vigne. Sur les feuilles, il se forme des taches irrégulières, jaunâtres (les " taches d’huile ") avec développement à la face inférieure, d’un duvet blanchâtre constitué par les fructifications du champignon. Ensuite, les taches brunissent et les feuilles attaquées se dessèchent. Sur grappes, il provoque le dessèchement des grains de raisin à tous les stades de leur développement.

• Lutte. Pour combattre le mildiou, il convient d’appliquer des fongicides cupriques, organo-cupriques ou de synthèse (zinèbe, manèbe, folpel) dès que les premières feuilles sont développées. Répéter les traitements tous les dix jours environ, si le temps est pluvieux, jusqu’en fin d’été.

Mildiou de la laitue et mildiou du chou

Ces mildious affectent surtout les jeunes plants sous châssis ou sous abris plastiques. Les feuilles extérieures présentent un jaunissement à leur face supérieure et un duvet blanchâtre se forme à leur face intérieure.

• Lutte. La meilleure méthode de lutte consiste à augmenter l'aération. Des traitements préventifs avec des produits à base de manèbe ou de zinèbe sont efficaces.

Moniliose

Des champignons du genre monilia peuvent infecter les fleurs et les jeunes rameaux des arbres fruitiers, principalement ceux qui donnent des fruits à noyau, ainsi que les espèces ornementales de pruniers, cerisiers, pommiers. Sur les rameaux, ils entraînent des lésions brunes puis leur dessèchement. Plus tard, ils pénètrent dans les fruits par les moindres blessures (provoquées par des guêpes ou d’autres insectes) et en provoquent rapidement la pourriture. Ces fruits tombent ou se ratatinent et se dessèchent (fruits momifiés) en restant fortement attachés aux branches, créant de nouveaux foyers d’infection. La moniliose apparaît aussi sur des fruits récoltés, conservés en cave ou au fruitier.

• Lutte. Incorporer au traitement d’hiver ou de fin d'hiver un fongicide cuprique ou organique (thirame, par exemple). Répéter l’application de ce fongicide au printemps, après la floraison. En outre, il est indispensable de supprimer tous les rameaux atteints et les fruits momifiés. Détruire les nids de guêpes se trouvant à proximité des arbres.

Oïdium ou " blanc "

L’oïdium, fréquent sur de très nombreuses plantes, surtout en été, est provoqué par des champignons se développant à la surface des feuilles, tiges, fleurs ou fruits. Il recouvre les plantes d’un duvet blanchâtre, d'aspect farineux, constitué par le mycélium et ses fructifications. Le champignon se nourrit à l'aide de suçoirs qui pénètrent dans les cellules des organes envahis, ce lui affaiblit les plantes.

• Lutte. On peut combattre 1’oïdium au moyen de fongicides à base de soufre ou de dinocap, appliqués à titre préventif. Quelques fongicides systémiques, tels que le bénomyl, possèdent une certaine action curative ; ils doivent cependant être appliqués de préférence à titre préventif. Le permanganate de potassium peut être employé à titre curatif, mais son application doit être rapidement suivie d un traitement préventif mettant on œuvre un des fongicides précédents.

Oïdium du pommier

Les pommiers sont très sensibles à l'oïdium. Les feuilles attaquées restent petites, étroites, enroulées et pâles. Les boutons atteints s’atrophient ; certaines pousses peuvent être entièrement défeuillées.

• Lutte. Dès le départ de la végétation et à titre préventif, pulvériser un fongicide à base de soufre, de dinocap ou de bénomyl. Renouveler ensuite ce traitement tous les 7 à 10 jours, au moins jusqu’à la fin juin. Eviter cependant l’emploi du soufre sur les variétés sensibles à ce produit, en particulier sur la " Cox’s Orange Pippin ".

Oïdium des groseilliers

L'oïdium est surtout grave sur le groseillier à maquereau (oïdium américain). Il produit des plaques blanchâtres puis brunes sur les feuilles, les fruits et les jeunes rameaux.

• Lutte. Traiter au soufre, dinocap ou bénomyl, avant la floraison. Répéter le traitement dès que les fruits sont formés puis encore au moins une fois 2 à 3 semaines plus tard.

Oïdium du fraisier

La maladie débute par des taches blanchâtres ou grises à la face inférieure des feuilles. Celles-ci s'enroulent vers l’intérieur, montrant les parties atteintes. L’oïdium envahit ensuite les fleurs puis les fruits.

• Lutte. Traiter avec un fongicide à base de soufre, de dinocap ou de bénomyl, à partir du mois d'avril puis tous les 10 à 15 jours jusqu’à la formation des fruits ou même, si nécessaire, jusqu’à la récolte.

Oïdium du pois

Presque chaque année, cet oïdium recouvre le feuillage des pois d'un enduit farineux.

• Lutte. Les variétés précoces sont généralement attaquées seulement après la récolte, mais il convient de protéger les planches des variétés tardives et les semis faits en fin d'été par des traitements au soufre ou au bénomyl.

Oïdium des cucurbitacées

Le feuillage des courges, courgettes, concombres, melons est souvent totalement envahi par l’oïdium. La production et la qualité des fruits s’en trouvent compromises.

• Lutte. Traiter tous les 10 à 15 jours avec un produit à base de dinocap ou de bénomyl.

Oïdium du rosier

C’est la plus fréquente et la plus grave maladie des rosiers. Le champignon envahit les feuilles encore tendres, les jeunes pousses, les boutons. Il affaiblit et déforme les organes attaqués, pouvant même provoquer leur dessèchement. Il se montre particulièrement virulent pendant l’été et le début de l'automne, mais peut apparaître dès le mois de mai.

• Lutte. Il est indispensable de commencer les traitements en avril avant toute apparition de la maladie et de les répéter tous les dix jours environ jusqu'à fin septembre. On peut utiliser des fongicides à base de soufre, de dinocap, de bénomyl ou de triforine.

Oïdium sur plantes ornementales

De nombreuses plantes ornementales sont fréquemment envahies par l’oïdium. Les attaques peuvent être graves, en particulier sur les lupins, les delphiniums, les phlox, les myosotis, les campanules, les soucis, les chrysanthèmes, les fusains,

• Lutte. Traiter ces plantes préventivement avec du soufre ou du bénomyl.

Pourriture grise (botrytis)

Le botrytis attaque pratiquement les organes tendres de toutes les plantes cultivées (fleurs, fruits, tiges, et feuilles), les recouvrant d’une moisissure grisâtre ou brune et provoquant leur destruction. Exigeant une très forte humidité, il est surtout à craindre par temps ou sous climat pluvieux, dans les serres et aux emplacements mal aérés. Il attaque particulièrement les semis (sous sa forme appelée " toile ", les fraises et autres petits fruits, les roses et autres fleurs très pleines : chrysanthèmes, dahlias, hortensias, etc.. Le champignon se développe aussi sur les débris de végétaux morts. Par temps chaud et humide, le botrytis s’étend très rapidement.

• Lutte. Pulvériser un fongicide à base de bénomyl, de méthylthioplanate, de dichlofluanide ou de carbendazime et maintenir une aération suffisante, particulièrement en serre ou sous châssis.

Botrytis de la vigne

Si l’automne est humide, les grappes de raisin sont facilement envahies par le botrytis. Les grains se couvrent de moisissure puis pourrissent. Les grappes serrées ou couvertes par le feuillage sont les plus facilement envahies.

Lorsque c’est possible, éliminer les grains attaquées afin d’éviter la contamination des autres et favoriser la circulation de l’air autour des grappes, en enlevant les feuilles qui les recouvrent.

Botrytis du framboisier

Par temps humide, la pourriture grise peut envahir fruits et tiges. Sur ces dernières, elle cause rarement des dégâts importants, mais celles dont l’écorce est craquelée doivent être supprimées.

Botrytis du fraisier

Les fraises sont les fruits les plus sujets aux attaques du botrytis. Par temps très humide, survenant en période de maturation des fruits, la pourriture grise peut détruire presque intégralement la récolte.

• Lutte. Pour prévenir ces dégâts, espacer largement les plants, pailler pour isoler les fruits du sol (ou mieux, planter sur un film de plastique noir spécial). Traiter au bénomyl dès la floraison puis tous les 7 à 10 jours.

Botrytis de la laitue

Les laitues peuvent être fortement attaquées par le botrytis, surtout lorsqu’elles sont pommées. Elles pourrissent alors rapidement. Les laitues cultivées en serre, sous châssis ou sous tunnels de plastique sont particulièrement sensibles. Arroser en évitant de mouiller le feuillage, aérer les abris vitrés.

Botrytis des tomates

Le botrytis peut envahir les tomates, en plein air comme en serre, attaquant tiges, feuilles et fleurs. La destruction des pédoncules amène une chute des fruits. Les fruits eux-mêmes peuvent être envahis et pourrir.

• Lutte. Des traitements au bénomyl peuvent limiter les dégâts.

Botrytis des plantes ornementales

Le feuillage et les fleurs de nombreuses espèces ornementales (anémones, pois de senteur…) peuvent être envahis par la pourriture grise par temps pluvieux et froid.

• Lutte. En cas de forte attaque, supprimer les feuilles et fleurs atteintes et traiter au bénomyl.

Botrytis des chrysanthèmes et œillets

Ces plantes, notamment lorsqu’elles sont cultivées en serre, sont très sensibles au botrytis, qui envahit surtout leurs fleurs.

• Lutte. Aérer, éliminer les plantes malades et traiter préventivement au bénomyl.

Botrytis du rosier

Sur le rosier, le botrytis envahit surtout les fleurs, par temps pluvieux, provoquant leur chute par destruction du pédoncule, ou empêchant leur épanouissement. Les roses ainsi atteintes se dessèchent ou pourrissent.

• Lutte. Il n’existe pas de méthode de lutte efficace.

Botrytis des tulipes et autres plantes bulbeuses

Les plantes bulbeuses, en particulier les tulipes, les narcisses et les lis, peuvent être gravement attaquées par le botrytis. Celui-ci provoque de petites taches, (" picote " des tulipes) ou des bandes brunâtres sur les feuilles. Par temps très humide, il envahit aussi les fleurs, qu’il tache, déforme ou détruit. Il attaque également les bulbes en cours de conservation ainsi que dans le sol, pouvant ainsi détruire des massifs entiers.

• Lutte. Les attaques sur les feuilles et sur les fleurs peuvent être limitées par des pulvérisations, des fongicides à base de thirame ou de bénomyl. Pour prévenir les dégâts sur les bulbes, traiter le sol pour la sclérotiniose, maladie due à une forme particulière du botrytis.

Pourriture des racines

Les champignons qui attaquent les racines ne provoquent de symptômes visibles que lorsqu’il est trop tard pour sauver les plante. Souvent, ces symptômes sont semblables à ceux que déclenchent une nutrition déficiente ou une asphyxie des racines en raison d’un mauvais drainage : aspect maladif des plantes, qui souvent se flétrissent et meurent. Seul 1’arrachage des plantes et l’examen des racines en laboratoire permet de constater la présence d’un champignon parasite et de l’identifier.

Pourridié

Le plus redoutable de tous les champignons qui attaquent les racines des arbres et arbustes est l’Armillaria mellea, principal responsable du pourridié, susceptible d'envahir tous les végétaux ligneux.

Le champignon, vivant dans le sol, attaque les racines, le collet, la base du tronc, affaiblissant progressivement l'arbre jusqu'à ce qu'il meure.

Lorsqu'on arrache celui-ci, on remarque que les racines, partiellement décomposées, portent des cordons noirs, tandis que des plaques blanches, à odeur de moisi, apparaissent sous l’écorce.

Les cordons noirs s'étendent dans le sol, permettant au parasite d’envahir d’autre arbres et arbustes. Les organes reproducteur du champignon pouvant apparaître au pied des arbres ou à proximité, sont des carpophores groupés, de couleur ambrée.

• Lutte. Il n’existe aucune méthode de lutte efficace contre le pourridié. Les arbres attaqués doivent être arrachés avec le maximum de leurs racines et brûlés. Attendre au moins trois ans avant de replanter des arbres ou de arbustes sur les emplacements envahis.

L’excès d’humidité favorisant les attaques de pourridié, il est souvent indiqué d’assainir le sol par un drainage.

Rhizoctone violet (sur carotte, betterave, asperge)

Ce champignon envahit fréquemment les légumes-racines, notamment les carottes et betteraves, ainsi que les asperges. Il recouvre toutes les parties souterraines des plantes attaquées d’un feutrage violacé puis en provoque la pourriture.

• Lutte. Il n’existe pas de méthode de lutte efficace, mais il convient de drainer les sols humides, favorables à cette maladie.

Hernie du chou

Cette maladie peut provoquer des dégâts importants dans les plantations de choux. Le champignon, dont les spores peuvent subsister pendant plusieurs années dans le sol, envahit les racines, provoquant leur épaississement et la formation d’excroissances. Les plantes attaquées restent chétives et se flétrissent pendant les heures chaudes, en été. Cette affection apparaît principalement dans les sols acides et mal drainés.

• Lutte. Incorporer au sol un amendement calcique (chaux ou calcaire broyé) afin d’en réduire l’acidité et d’assurer un bon drainage. Eviter les cultures répétées de choux ou autres crucifères aux mêmes emplacements. Eliminer les mauvaises herbes appartenant à cette famille (bourse à pasteur, ravenelle, moutarde) qui peuvent aussi héberger le parasite, lui permettant de subsister dans le sol.

Fusariose et verticilliose (sur tomate, melon, concombre, reine-marguerite)

Les plantes cultivées en serre sont particulièrement sujettes à ces maladies. Celles-ci sont dues à des champignons vivant dans le sol qui pénètrent par les racines, envahissant les vaisseaux, qu’ils obstruent. Cela provoque le flétrissent plus ou moins rapide des plantes.

• Lutte. Il n’existe pas de traitement curatif. A titre préventif, des arrosages avec une solution de bénomyl, répétés plusieurs fois à 15 jours d’intervalle, assurent une protection satisfaisante. Cultiver plutôt des variétés résistantes.

Pied noir de la tomate

Le champignon (didymella) attaque le collet provoquant un noircissement et la décomposition de celui-ci et de la base de la tige. Il s’ensuit un flétrissement brusque du feuillage en été et la perte souvent complète de la récolte. Les fruits sont parfois atteints, présentant alors une tache noire et plate autour du pédoncule. Ils tombent et pourrissent.

• Lutte. Arracher et détruire toute plante malade. Des pulvérisations de fongicides à base de cuivre ou de manèbe peuvent protéger les tiges et les fruits.

Pourriture des oignons

Pendant leur conservation, les oignons contaminés présentent une moisissure grise et se décomposent. Toute la récolte peut être atteinte. L'humidité et un excès d'azote favorisent cette affection.

• Lutte. Récolter les oignons lorsqu’ils sont mûrs et bien les sécher avant de les rentrer. Les conserver dans un local sec. Eviter d’entailler les bulbes en sarclant un sol pauvre en azote, mais bien pourvu en potasse.

Pourriture des plantes à massif

Diverses plantes annuelles ou bisannuelles, en particulier les pétunias et les pensées, lorsqu’elles sont plantées aux mêmes emplacements chaque année, sont sensibles à la pourriture des racines, qui peut-être provoquée par différents champignons.

• Lutte. Désinfecter le sol au méta-sodium ou au dazomet. Il est cependant plus simple de modifier la position des plantes, dans les massifs ou les plates-bandes, d’une année à l’autre.

Rouilles

Ces maladies cryptogamiques se reconnaissent facilement aux pustules brunes, jaunes ou orangées qu’elles forment sur les feuilles et qui ont l’apparence de la rouille De nombreuses espèces de rouilles attaquent les plantes cultivées, provoquant des dégâts plus ou moins importants, mais amenant rarement leur mort. On peut en distinguer deux groupes : celles qui accomplissent leur développement complet sur la même plante (rouilles autoïques) et celles qui vivent à certains stades sur une espèce végétale et à d’autres sur une plante-hôte différente (rouilles hétéroïques).

• Lutte. La plupart des rouilles peuvent être combattues efficacement par des traitements préventifs du feuillage avec des fongicides à base de zinèbe ou de manèbe.

Rouille des groseilliers

Au début de l’été, les feuilles présentent de petites pustules jaunes à leur face inférieure. Il s'agit d’une rouille hétéroïque dont les spores produites sur le groseillier infectent les rameaux de certaines espèces de pins sur lesquels le champignon provoque la formation de chancres (rouille vésiculeuse), produisant d’autres spores qui contaminent à nouveau les groseilliers. Les feuilles de groseillier atteintes tombent prématurément.

• Lutte. Les traitements appliqués contre l’anthracnose permettent de combattre également la rouille.

Rouille du prunier

Pendant les années humides, les feuilles des pruniers sont souvent atteintes par la rouille. De petites taches jaunes apparaissent à leur face supérieure tandis que des pustules brunes se forment à la face inférieure, produisant des spores qui infectent les feuilles des arbres encore sains. Cette rouille utilise l’anémone comme seconde plante-hôte.

Ce n’est pas une maladie grave du prunier, mais la défeuillaison précoce qu’elle provoque affaiblit néanmoins les arbres.

• Lutte. Appliquer un fongicide à base de zinèbe ou de manèbe fin juin et en juillet-août. Ne pas cultiver d’anémones à proximité des pruniers.

Rouille du muflier

Cette rouille est une maladie grave des mufliers, dont elle envahit souvent tout le feuillage, le couvrant de pustules bruness. Il existe des races de mufliers résistant à la rouille.

• Lutte. Traitements préventifs répétés au zinèbe ou manèbe et élimination des plantes attaquées.

Rouille de l’œillet

La plupart des œillets (Dianthus) sont plus ou moins sensibles à la rouille, qui se manifeste par des pustules brun foncé sur les feuilles et les tiges.

• Lutte. Traitements préventifs au zinèbe ou au manèbe.

Rouille brune du chrysanthème

Cette rouille forme de petites pustules brun rougeâtre à la face inférieure des feuilles. Elle peut affaiblir considérablement les plantes et empêcher le développement normal des fleurs.

• Lutte. Les traitements préventifs au zinèbe ou au manèbe présentent une bonne efficacité contre cette rouille.

Rouille du rosier

Cette rouille se rencontre fréquemment sur de nombreuses variétés de rosiers. Elle se développe particulièrement en fin d’été si le temps est pluvieux. Il s'agit d’une rouille monoïque formant des protubérances orangées au printemps sur les jeunes rameaux ou sur les feuilles, puis de petites pustules jaune

orangé ou noirâtres à la face inférieure des feuilles. Ce dernières tombent prématurément, les rosiers étant ainsi défeuillés et affaiblis.

• Lutte. Effectuer des traitements préventifs au zinèbe, au manèbe ou à la triforine dès le mois de juin et jusquà la fin de septembre.

Rouille de la rose trémière

Les roses trémières sont presque toujours envahies par la touille. Celle-ci forme de pustules oranges bien visibles sur les feuilles, les tiges et les fruits. Elle provoque rarement la mort des plantes, mais elle les enlaidit considérablement. Le champignon subsiste en hiver sur les plantes infectées.

• Lutte. Appliquer des traitements répétés au zinèbe ou au manèbe. Si possible, renouveler les plantes chaque année.

Sclérotiniose

Cette maladie, attaquant les parties souterraines des plantes, est fréquente sur les plantes bulbeuses ornementales, l’ail, l’oignon, le poireau, les chicorées et les laitues. Elle provoque la pourriture des bulbes ou du collet, généralement précédé d’un jaunissement et d’un flétrissement du feuillage. Sur les parties attaquées, le champignon produit de petits corps sphériques et noirs (les sclérotes), qui ont pour rôle d’assurer sa conservation dans le sol

• Lutte. Traiter le sol a titre préventif, avec un fongicide à base de quintozène ou PCNP. Eviter de cultiver des espèces sensibles plusieurs années de suite au même emplacement.

Taches sur les feuilles

Divers champignons provoquent la formation de petites taches sur les feuilles. Celles-ci proviennent de la destruction des cellules, autour de chaque point d’infection, par le mycélium issu des spores ayant germé sur les feuilles. Des amas de fructification du champignon apparaissent ensuite, libérant de nouvelles spores. Ces taches que l’on peut observer sur de nombreuses plantes cultivées, peuvent envahir tout le feuillage, provoquant des dégâts importants.

Anthracnose du cerisier

Cette maladie apparaît en été sous forme de petites taches violacées sur les feuilles. En cas de forte attaque, par temps humide, les feuilles jaunissement et tombent prématurément.

• Lutte. A partir de la mi-juin, pulvériser deux à trois fois, à 15 jours d’intervalle, un fongicide à base de manèbe, de folpel ou de dodine.

Anthracnose du groseillier

Groseilliers et cassissiers peuvent être fortement affectés par cette maladie qui apparaît surtout en été. De nombreuses taches brunâtres, irrégulières, couvrent les feuilles, qui semblent grillées et tombent prématurément. Il s’ensuit une défeuillaison précoce et un développement réduit des rameaux devant assurer la production de 1’année suivante.

• Lutte. Appliquer un fongicide à base de cuivre, de zinèbe, de manèbe ou de bénomyl après la floraison, puis en juin et après la récolte.

Septoriose du céléri

Cette maladie produit des taches brunes portant des points noirss. Par temps humide, elle s'étend rapidement pouvant détruire entièrement le feuillage.

• Lutte. Appliquer des traitements préventifs, commencés dès la mise en place des plants, au moyen de fongicides à base de cuivre ou de manèbe. Traiter les semences avec un fongicide à base de manèbe ou de thirame.

Septoriose du chrysanthème

Cette maladie provoque des taches noirâtres sur les feuilles. Lors de fortes attaques, celles-ci se dessèchent en restant attachées aux tiges (confusion possible avec les dégâts d’anguillules).

• Lutte. Traitements préventifs répétés avec des fongicides organiques (captane, phaltaine, manèbe, zinèbe) ou organo-cupriques.

Taches pourpres du fraisier

Cette affection se caractérise par de petites taches circulaires, d’un rouge violacé, dont le centre devient ensuite grisâtre. Ces taches apparaissent sur les feuilles pendant toute la période de végétation. La maladie n’affecte sérieusement les fraisiers qu’en année humide.

• Lutte. Appliquer à titre préventif, des fongicides organiques (phaltane, manèbe, zinèbe, thirame) ou organo-cupriques. Après une forte attaque, faucher les feuilles après la récolte et les brûler.

Taches noires du rosier (marsonia)

C’est l’une des principales maladies des rosiers, aisément reconnaissable aux taches noires circulaires et bien délimitées qu’elle provoque sur les feuilles. Ces dernières tombent prématurément, ce qui amène la défeuillaison précoce et l’affaiblissement des rosiers atteints. La maladie est très fréquente et grave aux cours des années pluvieuses.

• Lutte. Appliquer, dès le mois d’avril et pendant toute la période de végétation, des traitements préventifs avec des fongicides à base de folpel, de manèbe ou de zinèbe. Si la maladie apparaît néanmoins, traiter avec un produit à base de bénomyl.

Tavelure du poirier et du pommier

La tavelure constitue la plus importante maladie des poiriers et des pommiers. Elle débute par des taches noirâtres sur les jeunes feuilles puis envahit les fruits. Ceux-ci se tachent, se déforment et souvent se crevassent. Sur l’écorce des jeunes rameaux, il se forme de petites pustules qui éclatent ensuite.

La gravite des attaques dépend beaucoup des conditions climatiques et des variétés. La maladie apparaît particulièrement dans les zones humides et sur les arbres très touffus. Le champignon hiverne dans les feuilles mortes tombées au pied des arbres.

• Lutte. Le soufre et de nombreux fongicides organiques (bénomyl, captane, folpel, manèbe, thirame, zinèbe) permettent de combattre efficacement la tavelure. Ces produits doivent être appliqués préventivement, dès le départ de la végétation et tous les dix à quinze jours jusqu’en juillet-août. Il est particulièrement important de traiter juste avant la floraison et dès la chute des pétales. Un fongicide, la dodine permet de stopper une attaque de tavelure déjà déclarée.

MALADIES A VIRUS (ou viroses)

Les virus sont des agents pathogènes constitués de particules vivantes, extrêmement petites qui se répandent avec la sève dans tous les tissus des plantes infectées.

Ce sont surtout les insectes suceurs, notamment les pucerons, qui transmettent les virus d'une plante à une autre. Ces insectes vecteurs sucent la sève de plantes infectées, puis passent sur des plantes encore saines auxquelles ils inoculent des particules de virus. Les graines ne contiennent généralement pas de virus ; elles permettent donc d'obtenir des plantes saines. Par contre, les boutures, marcottes ou drageons prélevés sur des plantes infectées produisent des plantes malades.

• Lutte. Pour prévenir les viroses, il est nécessaire de combattre les pucerons, de détruire les plantes atteintes et de se procurer des plants garantis sans virus lorsque cela est possible. Il n'existe pas de traitement chimique permettant de combattre ces maladies.

Mosaïque du framboisier

Les feuilles présentent des taches ou des bandes jaunâtres ; elles se déforment et leurs bords s’incurvent vers le bas. Les plantes atteintes ont une faible végétation et produisent fort peu.

• Lutte. Eliminer les plantes présentant des symptômes de mosaïque et combattre les pucerons, vecteurs de cette virose.

Viroses des fraisiers

Les fraisiers sont particulièrement sujets a trois viroses : la marbrure, la jaunisse et la frisolée qui provoquent sur les feuilles des taches claires et des déformations (bords des folioles s’incurvant vers le haut, gaufrage, crispation). Les plantes malades restent chétives et peu productives. Les pucerons sont les insectes vecteurs de ces trois viroses.

• Lutte. Détruire les plantes malades. Combattre les pucerons par des traitements insecticides pendant toute la période de végétation. Renouveler les plantations tous les 2 ou 3 ans, en utilisant des plants certifiés indemnes de virus.

Mosaïque des laitues

Les semences de laitues peuvent être infectées par le virus de la mosaïque, provoquant un gaufrage et une décoloration partielle des feuilles, empêchant la formation normale de la pomme. La croissance des plantes malades reste très lente et réduite.

• Lutte. Combattre les pucerons et semer des graines sans virus. Détruire toute plante présentant des symptômes de mosaïque.

Viroses de la tomate

Plusieurs viroses affectent fréquemment et gravement les tomates, diminuant considérablement leur production.

La mosaïque provoque une coloration irrégulière et une déformation des feuilles. Des taches jaunes ou orange apparaissent sur les fruits. La maladie des feuilles filiformes empêche le développement normal des feuilles qui restent étroites.

Le stolbur provoque la formation de pousses secondaires, chlorotiques et grêles, et rend les fleurs stériles.

La maladie des taches bronzées attaque surtout les tomates en serre. Elle forme des taches arrondies brunâtres sur les feuilles, qui tombent ensuite. Les plantes ne se développent pas.

Lutte. Dans de bonnes conditions de culture, les plantes vigoureuses et peu atteintes de mosaïque peuvent reprendre une végétation normale. En général, il faut cependant éliminer toute plante visiblement atteinte, combattre les pucerons et prendre toute précaution pour ne pas contaminer les plantes saines en taillant.

Viroses des plantes d’ornement

De très nombreuses plantes ornementales sont sujettes à des viroses qui provoquent le plus souvent des symptômes du type mosaïque, diminuent la vigueur des plantes et compromettent la floraison. Les fleurs peuvent être déformées ou présenter des pétales striés ou verdâtres. Les viroses sont particulièrement fréquentes sur chrysanthème, reine-marguerite, pois de senteur, tulipe, lis, dahlia.

Toute plante présentant un aspect maladif doit être éliminée afin d’éviter la propagation de la maladie.