Les rosiers fascinent un grand nombre d'amateurs. Depuis une vingtaine d'années, le choix des rosiers offert dans les pépinières a beaucoup évolué. Autrefois, les rosiers hybrides modernes (hybride de Thé, grandiflora et floribunda) étaient bien souvent les seuls rosiers vendus par les marchands. Ces rosiers aux fleurs superbes et abondantes restent pour plusieurs amateurs le type de rosiers à posséder. Malheureusement, il importe de spécifier que leur rusticité est faible en zones 5 et 4; ces rosiers demandent toujours une bonne protection hivernale.

Sept catégories de rosiers

Rosiers hybrides de thé:

ce sont les rosiers les plus cultivés. La plus part ont des tiges uniflores et des fleurs doubles précédées de longs boutons pointus. Ces plantes sont remontantes, c'est-à-dire qu'elles fleurissent à plusieurs reprises.

Floribundas:

ces rosiers produisent plusieurs fleurs réunies en bouquet; la floraison est continue et abondante. Plusieurs variétés récentes présentent des fleurs qui ressemblent beaucoup à celles des hybrides de thé, mais en plus petit.

Grandifloras:

ce sont de grands buissons majestueux, très vigoureux, qui se situent entre l'hybride de thé et le floribunda. Les fleurs ressemblent à celles des hybrides de thé, sauf qu'elles sont groupées en bouquets comme chez les floribundas.

Rosiers miniatures:

ces rosiers, qui ne dépassent pas 35 cm de hauteur, produisent des fleurs semi-doubles ou doubles dont certaines sont d'une forme presque identique à celle des fleurs d'hybrides de thé. Les rosiers miniatures se cultivent bien dans des contenants.

Rosiers-tiges:

les rosiers-tiges font habituellement 1 m de haut, mais il existe des sujets ne dépassant pas 60 cm et d'autres, nains, d'environ 45 cm. Ces arbustes élégants sont obtenus par greffage de certaines variétés (généralement hybrides de thé ou floribundas) sur des tiges nues, fines et dressées.

Rosiers grimpants:

Les rosiers grimpants présentent des fleurs semblables à celles des hybrides de thé, tandis que d'autres produisent des fleurs réunies en bouquets qui s'apparentent davantage aux roses florinbundas.

Rosiers arbustes:

cette catégorie groupe des plantes qui peuvent servir à former un haie ou un petit massif. Elle comprend des espèces botaniques et des hybrides. Ce sont des plantes arbustives dont plusieurs peuvent atteindre 1,20 à 1,50 m de hauteur et d'étalement. Très rustiques ces rosiers conviennent aux régions au climat froid.

Plusieurs variétés sont disponibles chez les horticulteurs (voir la carte)

La plantation des rosiers

Epoque de plantation

Les mois de novembre et décembre constituent la meilleure période pour planter les rosiers, qu'ils soient en conteneurs ou à racines nues.

Bien sûr, il convient d'éviter les jours de gel ou de pluies trop fortes.

Veiller à ne pas laisser les racines nues à l'air, en attendant le jour de la plantation.

Sol

Le rosier est un véritable "tous terrains". Il s'accommode de tous types de sol, à l'exception des "extrêmes": argile pure ou sable intégral! Avant la plantation, bêcher le sol sur environ 60 cm de profondeur.

Si le terrain est très lourd (compact, beaucoup d'argile), faire un apport de sable, de gravier ou de cendres, afin de l'allèger quelque peu. A l'inverse, si le sol est très sablonneux, il faut apporter des éléments qui "alourdissent", c'est à dire qui améliorent la rétention d'eau: argile, terreau, tourbe...

Préparation

Comme de nombreux arbustes, le rosier doit être préparé avant sa plantation. Il convient d'habiller les racines, c'est à dire que l'on aura soin de les rabattre à 20-25 cm de longueur, et d'en supprimer les parties abimées.

Ensuite, il est conseillé de pratiquer un pralinage. Cette opération consiste à tremper les racines du rosier dans un mélange boueux d'argile et de tourbe. Son but est d'éviter que les racines ne soient, après plantation, en contact avec l'air.

Enfin, si ce n'est déjà le cas, les branches de l'arbuste doivent être rabattues fortement, à environ 15 cm du point de greffe (ou collet), en ne conservant que les 3 ou 4 plus fortes. Ceci facilitera grandement la reprise.

Plantation

Le trou préalablement creusé représente un volume équivalent à celui des racines. Déposer au fond un mélange constitué d'un peu de tourbe, de la terre sortie du trou et d'un peu de poudre d'os (engrais organique).Placer le rosier de façon à ce que le collet sorte juste du sol. Reboucher avec de la terre, en prenant soin de ne pas laisser de "poches" d'air.

Pour finir, arroser copieusement, ce qui achèvera le compactage de la terre autour des racines.

Dernière précaution, une fois la terre bien tassée, former une petite butte autour du collet: ceci protègera le jeune sujet des froids les plus vifs, auxquels il est particulièrement sensible.

Suite des évènements...

Rien à faire jusqu'en mars, où interviendra la première taille. Mais c'est une autre histoire...